Quand doit-on se faire opérer d’une rectocèle ?

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Cette hernie ; que l’on qualifie d’anomalie anatomique ;  et qui se localise sur la face antérieure du rectum a pour particularité de déformer la cloison se situant entre le rectum et le vagin. Elle nécessite parfois une opération chirurgicale. Dans quels cas ?

Rectocèle : quand prendre la décision de l’intervention chirurgicale ?

En général, ce sont les symptômes d’une simple constipation ; quand cette dernière perdure pendant quelques temps ; qui pousse une femme à se rendre chez le médecin. En première intention, on détermine la ou les causes possibles pouvant créer cette retenue des selles et on propose un traitement, notamment à base de laxatifs légers, mais aussi d’une modification de l’alimentation comme nous allons le voir.

Dans certains cas, en fonction des symptômes décrits, une femme peut se faire orienter vers un spécialiste pour procéder à des séances de rééducation ano-périnéale. Quand une femme a plus de 50 ans et qu’elle a eu plusieurs enfants par voie basse, ce sont les premières choses auxquelles on pense en tant que médecin.

Cependant, quand rien ne fonctionne, on peut alors penser qu’il s’agit d’une rectocèle. Le rectum descend dans le vagin selon différents grades allant de 1 à 4.

Dans ce cas, comme il s’agit d’une hernie, on peut suggérer à la patiente de se faire opérer ; sachant qu’il existe trois types d’opération pour la rectocèle : en passant par l’abdomen, par la voie périnéale ou encore trans-anale ; sachant que ce sont les deux dernières techniques qui ont la faveur des chirurgiens au regard de leurs bons résultats, de la rapidité d’intervention et de sa bénignité.

Le choix est fait notamment en fonction des risques que l’on souhaite éviter pour la patiente de développer d’autres troubles dans cette même région.

Il faut savoir que même après une opération, il existe un risque de récidive et que cette hernie peut de nouveau apparaitre.

Ce qu’il faut retenir sur l’opération d’une rectocèle

Se faire opérer revêt toujours un caractère angoissant et ce, quelle que soit l’intervention. Pourtant, il faut savoir que l’opération d’une rectocèle donne généralement de bons résultats et que le confort de vie de la patiente s’en voit largement amélioré.

Il est donc utile de préciser que l’intervention n’arrive qu’en dernier recours après toutes les tentatives pour améliorer la vidange rectale.

Pour cela, la patiente doit le plus souvent modifier son régime alimentaire et prendre davantage de fibres. On peut lui conseiller certains traitements médicamenteux comme des suppositoires non irritants qui ont pour objectif de ramollir les selles pour faciliter leur évacuation. Un spécialiste peut aussi prescrire l’adjonction de mucilages ; soit une substance végétale ayant un composé gélatineux qui va nourrir les bonnes bactéries intestinales afin d’apporter un confort lors des selles car ce sont des laxatifs naturels.

Se pose alors la question de la prévention de la rectocèle qui apparait donc généralement après quelques accouchements, quand une personne souffre de constipation de manière répétée ou qu’elle subit un bouleversement hormonal comme cela peut être le cas lors de la ménopause.

Comme la rectocèle est intimement lié au plancher pelvien, il sera toujours bon de le conserver tonique, par le biais d’une rééducation  par biofeedback si on sent que l’on a des fuites urinaires, par exemple ou encore en faisant certains exercices.

La pratique d’une activité physique régulière, la consommation d’aliments riche en fibres seront toujours bénéfiques, sachant qu’en cas d’épisodes de constipation, des remèdes naturels comme l’infusion de mauve peuvent apporter de bonnes réponses.

Si tout cela ne fonctionne pas, l’acte chirurgical reste la dernière option à envisager quand le diagnostic de rectocèle est posé. Des séances de rééducation peuvent être par la suite prescrites pour éviter autant que faire se peut une récidive.